MESURER LA TERRE, TOURNER LA TERRE
La terre pour moi qui suis géomètre comme Bernard Palissy le fut vers 1539, est une source inépuisable d’émerveillement.
Il y a la planète que j’ai eu l’occasion d’arpenter maintes fois pour réaliser des projets sous tous les continents et puis il y a la glaise celle que les potiers façonnent sur le tour. Ce parallèle entre les « terres » m’a conduit a rencontrer des potiers Japonais, Coréens, Chinois, Africains … et Anglais comme Nic Collins et Svend Bayer qui m’ont appris a tourner « haut ».
En cherchant des potiers et j'ai aussi trouvé des poètes ...
Chaque pièce est une nouvelle expérience, une histoire unique et je ne cesse d’apprendre. La terre elle-même exige qu’on l’apprivoise et la respecte. J’ai tourné beaucoup de terres différentes en bien des endroits. De la porcelaine a Jingdezhen (Chine), des terres du Devon, d’Ukraine, de la Bourgogne, de Belgique jusqu'à la terre que l’on utilisait a Wanlin pour fabriquer la brique de fer. Toutes les terres ne conviennent pas pour tourner les grands vases et c’est une quête incessante pour trouver celle qui sera la meilleure complice. La porcelaine est douce mais c’est aussi la hantise des potiers d’occident car peu plastique alors que les terres brutes, chamottées qui sont utilisées en sculpture sont propices pour élever des formes allongées.
Il y a dans les courbes des vases des images de corps, des formes que les mains recréent, d’impressions retenues, d’histoires non exprimées. De la géométrie aussi …
On dit que la terre a de la mémoire et de fait elle enregistre tous les battements de cœur qui se prolongent dans les mains du potier pour faire de la pièce achevée une œuvre unique. Pour faire un vase il ne faut pas grand-chose, juste de la terre, du feu et les mains du potier. Et puis de l’eau, du feu, du bois et des oxydes qui se trouvent être les 5 éléments fondamentaux en Asie.
En tournant mes vases j’imprime dans la terre un peu de mon histoire et je serais heureux si mes pièces pouvaient orner des grands espaces architecturaux publics, des jardins mais aussi des lieux complices, des boudoirs, un hall d’entrée, le coin qui invite à la méditation.
C’est de la terre a portée de main, a portée du cœur …
J'ai tourné autour de la terre et celle-ci maintenant tourne entre mes mains.
Le dénominateur commun c'est le "toucher", le "tact" ... sentir par ses doigts, ses mains et communiquer d'une autre façon probablement l'inexprimable mais surtout éprouver ce plaisir sensible : "Le plaisir arrive directement de Dieu, il est simplement divin" Terrafutura: Dialoghi con Papa Francesco sull'ecologia integrale avec le créateur du Slow Food Carlo Petrini, écrivain et gastronome italien.
Du Slow Food à la Slow Clay il n'y a qu'un pas que franchit Jane Sayer à Melbourne et que j'ai eu la chance de rencontrer en 2013 dans son installation. Nous partagions sur le fait qu'apprendre à tourner la terre pouvait se faire différemment que ce qu'il se propose aujourd'hui par les formateurs, en tournant moins vite que les professionnels qui produisaient auparavant en série. Récemment encore, en une journée, un de nos invités est parvenu à tourner 8 pièces qui sont toutes magnifiques, équilibrées, symétriques et légères en n'ayant jamais tourné auparavant.
La terre pour moi qui suis géomètre comme Bernard Palissy le fut vers 1539, est une source inépuisable d’émerveillement.
Il y a la planète que j’ai eu l’occasion d’arpenter maintes fois pour réaliser des projets sous tous les continents et puis il y a la glaise celle que les potiers façonnent sur le tour. Ce parallèle entre les « terres » m’a conduit a rencontrer des potiers Japonais, Coréens, Chinois, Africains … et Anglais comme Nic Collins et Svend Bayer qui m’ont appris a tourner « haut ».
En cherchant des potiers et j'ai aussi trouvé des poètes ...
Chaque pièce est une nouvelle expérience, une histoire unique et je ne cesse d’apprendre. La terre elle-même exige qu’on l’apprivoise et la respecte. J’ai tourné beaucoup de terres différentes en bien des endroits. De la porcelaine a Jingdezhen (Chine), des terres du Devon, d’Ukraine, de la Bourgogne, de Belgique jusqu'à la terre que l’on utilisait a Wanlin pour fabriquer la brique de fer. Toutes les terres ne conviennent pas pour tourner les grands vases et c’est une quête incessante pour trouver celle qui sera la meilleure complice. La porcelaine est douce mais c’est aussi la hantise des potiers d’occident car peu plastique alors que les terres brutes, chamottées qui sont utilisées en sculpture sont propices pour élever des formes allongées.
Il y a dans les courbes des vases des images de corps, des formes que les mains recréent, d’impressions retenues, d’histoires non exprimées. De la géométrie aussi …
On dit que la terre a de la mémoire et de fait elle enregistre tous les battements de cœur qui se prolongent dans les mains du potier pour faire de la pièce achevée une œuvre unique. Pour faire un vase il ne faut pas grand-chose, juste de la terre, du feu et les mains du potier. Et puis de l’eau, du feu, du bois et des oxydes qui se trouvent être les 5 éléments fondamentaux en Asie.
En tournant mes vases j’imprime dans la terre un peu de mon histoire et je serais heureux si mes pièces pouvaient orner des grands espaces architecturaux publics, des jardins mais aussi des lieux complices, des boudoirs, un hall d’entrée, le coin qui invite à la méditation.
C’est de la terre a portée de main, a portée du cœur …
J'ai tourné autour de la terre et celle-ci maintenant tourne entre mes mains.
Le dénominateur commun c'est le "toucher", le "tact" ... sentir par ses doigts, ses mains et communiquer d'une autre façon probablement l'inexprimable mais surtout éprouver ce plaisir sensible : "Le plaisir arrive directement de Dieu, il est simplement divin" Terrafutura: Dialoghi con Papa Francesco sull'ecologia integrale avec le créateur du Slow Food Carlo Petrini, écrivain et gastronome italien.
Du Slow Food à la Slow Clay il n'y a qu'un pas que franchit Jane Sayer à Melbourne et que j'ai eu la chance de rencontrer en 2013 dans son installation. Nous partagions sur le fait qu'apprendre à tourner la terre pouvait se faire différemment que ce qu'il se propose aujourd'hui par les formateurs, en tournant moins vite que les professionnels qui produisaient auparavant en série. Récemment encore, en une journée, un de nos invités est parvenu à tourner 8 pièces qui sont toutes magnifiques, équilibrées, symétriques et légères en n'ayant jamais tourné auparavant.